20. septembre 2021

10 faits sur le mal de tête

10 faits sur le mal de tête

On distingue plus de 360 types de maux de tête. Neuf personnes concernées sur dix souffrent soit de migraines, de céphalées de tension ou d’un mélange des deux. Très souvent, les personnes concernées ignorent le diagnostic exact et ne reçoivent donc pas forcément le traitement adéquat.

10 faits typiques sur le mal de tête

#1 Un mal de tête pulsatile unilatéral, aggravé par l'activité physique, pouvant s'accompagner de nausées, de vomissements, d’une hypersensibilité au bruit et à la lumière, et qui dure jusqu'à trois jours au maximum – telles sont les caractéristiques de la migraine.

#2 Les céphalées de tension sont le plus souvent de localisation bilatérale, elles sont non pulsatiles, n’occasionnent pas de nausées et ne sont généralement pas aggravées par l’exercice physique. Elles peuvent être dues par exemple à une mauvaise posture de travail, une infection dentaire ou une sinusite, ou encore à un rythme de vie irrégulier.

#3 La migraine commence avec les premières règles chez environ un tiers des femmes concernées. Elle diminue après la ménopause dans deux tiers des cas. Un premier épisode de céphalée de type migraine après 50 ans doit faire exclure d'autres causes, telles qu’une hypertension artérielle ou une élévation de la pression intra-oculaire. Il faut rapidement consulter un médecin en cas de raideur de la nuque, de fièvre, de perte de poids, d'absence d'antécédents de céphalées ou de symptômes inhabituels.

#4 La prise régulière d'un traitement aigu contre les maux de tête pendant au moins dix jours par mois durant trois mois entraîne un risque de céphalées par abus médicamenteux. Les maux de tête se font alors plus fréquents, jusqu'à devenir chroniques.

#5 C'est à cause du chocolat, de la lumière vive, de la météo, de la dureté de l'entraînement … un cinquième des migraineux croient savoir ce qui déclenche leurs crises. Or, il s'agit bien souvent de simples signes avant-coureurs, qui peuvent commencer jusqu’à deux jours avant la crise de migraine. Les différents symptômes observés durant cette phase annonciatrice varient selon les personnes touchées (près d'un tiers des cas): une envie irrésistible de chocolat ou de salé, une soif inhabituelle ou une fatigue, un changement d'humeur. La tenue d'un journal des céphalées peut aider à y voir plus clair.

#6 Les crises de migraine semblent volontiers survenir le samedi avec le changement des habitudes de vie. D'où l'importance de garder un rythme régulier de sommeil et d'alimentation. Ce qui veut dire notamment se lever à la même heure le week-end qu'en semaine.

#7 Une collation saine en soirée peut parfois éviter la migraine matinale. Privilégiez les glucides à index glycémique suffisamment élevé comme le pain complet.

#8 Boire plus de cinq tasses de café par jour peut favoriser les crises de migraine. L’arrêt brutal d'une consommation régulière de café peut avoir le même effet.

#9 Exercices d'étirement, massages et travail des muscles de la nuque et des épaules peuvent être préconisés en cas de céphalées de tension chroniques. Également efficaces: des exercices de relaxation quotidiens ainsi que la pratique d’un sport d'endurance (environ 45 minutes trois fois par semaine).

#10 Même s'il existe des dizaines de remèdes supposés contre la gueule de bois, il n’y a pas de preuves scientifiques de leur efficacité. Boire un maximum de boissons non alcoolisées avant de faire la fête et manger correctement peut aider un minimum. De l'acide alpha-linolénique extraite de la bourrache, une préparation de vitamines à base de levure de bière, de la vitamine B6 ou de ginseng de Sibérie peuvent éventuellement soulager les céphalées de la gueule de bois. Évitez de prendre du paracétamol comme anti-douleur: le principe actif est métabolisé dans le foie, qui a déjà fort à faire avec l'alcool. Combinés à l'alcool, les analgésiques comme l’ibuprofène peuvent irriter la muqueuse gastrique. Le mieux est de boire moins.

Sources:
American Journal of Public Health; British Medical Journal; Human Psychopharmacology: Clinical and Experimental Journal of Clinical Neuroscience; Leitlinien für Diagnostik und Therapie in der Neurologie; Neurology; New England Journal of Medicine

(Text: Dr. med. Alexander Vierheilig)

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