fr/news-medizin/detail/news/anleitung-zum-glueck/News/
fr/news-medizin/detail/news/mode-demploi-du-bonheur/News/
fr/news-medizin/detail/news/0/News/
Array
Array
Array
19. octobre 2021

Mode d'emploi du bonheur

Mode d'emploi du bonheur

«Petit bonheur deviendra grand», chante Salvatore Adamo. Mais où trouve-t-on le petit bonheur, comment grandit-il – et quand résiste-t-il au temps?

La quête éperdue du grand frisson. L'autocritique permanente. La démesure. La soif de reconnaissance. C'est très facile de se rendre malheureux: il y a là tous les ingrédients. Mais comment devient-on heureux?

Il y a plein de bonheurs – authentiques ou apparents. Nous en connaissons toutes sortes: Le bonheur rapide que nous promet la publicité. Le bonheur intérieur de la satisfaction. Le bonheur euphorique. Le bonheur tranquille. Le petit bonheur. Le bonheur de la jeunesse, le bonheur de la vieillesse …

Ne courrez pas après le bonheur à court terme

«Notre société vante avant tout la recherche du bonheur rapide. Une super expérience, une nouvelle voiture, une belle veste – voilà le grand frisson. Or, ce bonheur n'est pas durable. Vite oubliée, cette excitation est à nouveau remplacée par la routine des désirs et des besoins», détaille Beatrix Ott, psychothérapeute au centre Medbase St. Gallen Am Vadianplatz. «Mais on ne peut nager dans une euphorie permanente.» La ruée vers le bonheur s'accompagne de la libération de dopamine dans le cerveau. L'afflux de ce neurotransmetteur produit l’ivresse – qui retombe tout aussi rapidement.

«Trouver les petits bonheurs du quotidien est un
art qui se cultive.» Beatrix Ott, psychothérapeute, Medbase St. Gallen Am Vadianplatz

 

«Arrêter de courir et profiter»

La dopamine joue également un rôle important dans les addictions. Elle promet la satisfaction, on en veut plus … puis c'est le retour sur terre. La promesse n’est pas tenue. Ce sont d'autres hormones qui nous font ressentir le bonheur profond. Il y a l’ocytocine, l’hormone de l'attachement. Ou l’endorphine, qui est notamment libérée lors du sport. Et bien entendu la sérotonine associée au niveau de satisfaction de la vie. «Arrêtez de courir et profitez», conseille Beatrix Ott. Le bonheur défini comme un état intérieur de satisfaction est durable et s'apprend. À la différence de l’éphémère. Être en parfait accord avec des attentes personnelles qui nous correspondent et renoncer aux exigences excessives avec soi ouvre le chemin du bonheur intérieur.

Sortir de l'amertume

Plus on attend du monde, des autres et de soi l’adéquation à nos désirs, plus on aura tendance à être frustré, dépressif, anxieux, en colère, vindicatif, plutôt qu’heureux. «Il est particulièrement difficile d'accepter ce qu'on ressent comme une injustice. Mais l'amertume est un obstacle au bonheur», explique Beatrix Ott. Son conseil: «Regardez votre vie – est-ce la vie que vous vouliez mener? Si vous pouviez recommencer, que feriez-vous autrement? Quelles réflexions pourriez-vous justement introduire dans votre quotidien d'aujourd’hui?»

«Trouver les petits bonheurs du quotidien»

Se réjouir des petites joies participe à la construction du bonheur intérieur durable: la beauté d'un soleil couchant, une rencontre avec des amis ou oser quelque chose de nouveau, peut-être en prenant un chemin différent de celui d’habitude. «Trouver les petits bonheurs du quotidien est un art qui se cultive», conclut Beatrix Ott. Et c'est ainsi que peu à peu petit bonheur deviendra grand.

Texte
Dr. med. Martina Frei

Medbase on Facebook
en haut

Nous utilisons des cookies et des technologies similaires pour améliorer l'expérience de l'utilisateur sur notre site web. Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre déclaration de protection des données. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies et de technologies similaires.